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Datsan Sartououl-Boulagskiï

Le datsan Sartououl-Boulagskiï (Sartououl-Boulagskiï datsane) est un temple bouddhiste qui a été restauré avec l’aide des habitants. Il est situé dans la voie Boulyk, à 5 km au nord de la route Oulan-Oudé - Zakamensk. Le datsan est entouré par plusieurs villages : Oiör, Verkhniï Toreï, Nijniï Toreï et Verkhniï Bourgoultaï. Le datsan appartient à l’organisation traditionnelle bouddhiste - la Sangha de Russie. Son nom tibétain est « Guèdèène Pountsogling » qui signifie « Monastère bienfaisant ». Le nom même du datsan témoigne de son appartenance à la région Djidinskiï, au clan Sartououl, et le nom de la localité « Khourai-Boulag » signifie littéralement « source sèche ». Selon la légende, peut-être en raison d'un concours de circonstances tragiques, dans les années 30, le datsan a vu s’écouler une source venant des profondeurs de la terre sur une vaste plaine, le temple fut détruit de façon barbare puis quelques temps plus tard, la source fut asséchée. Le choix de l’emplacement pour la construction du temple n’était pas fortuit, ainsi, lors de la construction d’un datsan il y a certaines règles à respecter : à l’est, une vaste étendue, au sud, de nombreux arbres, à l’ouest, des monts et au nord, des montagnes. Le datsan fut construit avant la révolution. Il est connu que la fondation du temple principal (dougane Tsogtchène) fut créée avec l'ajout de substances curatives qui sont inclus dans la pharmacopée bouddhiste des lamas-emtchi (médecins) qui a des effets bénéfiques sur la santé. Il a été détruit dans les années 30, comme d'autres datsans. Une cérémonie particulière avait lieu lors du choix de l’emplacement du temple. Pour le lama cela était considéré comme une tâche extrêmement difficile et importante d’autant qu’elle doit toujours coïncider avec les indices astrologiques. Les diseurs déterminaient non seulement la date de début des travaux, mais aussi où prendre les matériaux de construction. Une fois que l'emplacement fut déterminé, ce fut la récolte du bois. Les lamas s’y déplacèrent pour prier et pour demander l'autorisation de la coupe des arbres. En effet, il fallait demander aux esprits des arbres de se déplacer pour que les religieux ne restent pas sans abris. Le jour de la pose de la première pierre, un rituel de consécration du lieu fut réalisé pour prier pour demander sa protection et le bannissement des mauvais esprits. La construction du temple requît des fonds considérables. Et comme cela a longtemps été la coutume depuis l'Antiquité, les croyants bouriates furent des dons. Lorsque le fidèle fait un don il pense faire le bien. Ces dons avec le culte du lama et des trois joyaux, ainsi que la lecture des prières serait le parcours de vie à suivre pour atteindre l’état de Bouddha. Le cœur de la structure d’un datsan est traditionnellement un rectangle ou un carré, qui est situé dans le centre du temple principal, de plus, l'entrée principale est orientée sud. Initialement, fut construit le temple principal du datsan, puis au début du XXe siècle, dix douganes en bois l’ont entouré, les matériaux de construction furent pris sur place, à proximité de la forêt de feuillus. Le datsan était un brillant exemple de l'architecture religieuse bouriate. Selon les souvenirs des anciens résidents, le datsan a été construit sans utiliser un seul clou. Le complexe se composait d'un temple principal - un dougane de la hauteur d’une maison de plain-pied et de dix petites églises. Dans la partie inférieure du temple, les murs intérieurs furent recouverts d’images des divinités les plus vénérées. A l’époque, l’intérieur de l’église était modeste et se composait principalement d'une icône dessinée à la main, ainsi que des petites et hautes statues. Parmi les principaux temples, on trouvait le dougane Tchoïra-Tsanit, où était située une école théologique qui formait de jeunes khouvaraks (novices). En plus du temple principal, quatre « soumè » étaient répartis sans aucun ordre particulier autour du temple. Un « soumè » servait de cuisine pour le thé et pour la nourriture des lamas durant le khoural, et un deuxième servait d’espace de rangement pour le matériel de culte y compris pour les masques et costumes pour la danse du Cham. Le datsan a longtemps été célèbre pour ses savants lamas, beaucoup d’entre eux étaient issus de très bonnes formations théologiques de Mongolie et du Tibet. Depuis la création du datsan, il y aurait eu jusqu'à 300 hommes d’Eglise. En 1926, au moment de l’abolition du datsan, des informations du conseil du datsan énoncèrent qu’il y aurait eu 42 savants lamas. Une fête est célébrée en juin-juillet, tout au long de la journée une procession solennelle se déplace à travers la steppe autour du datsan. Au centre, un char à l'image de Maitreya attelé par un squelette articulé : soit un éléphant ou un cheval de couleur verte, et cela tiré par les lamas. Au milieu de l’été a lieu la danse du Cham. Normalement, elle a lieu dans les grands et riches monastères, ce qui montre bien le statut particulier du datsan. Les lamas sont habillés de beaux costumes et masques représentant les danses religieuses bouddhistes. L’éxécution de la danse sacrée demande une sérieuse préparation. En règle générale, le danseur principal a étudié toute sa vie les danses rituelles et a atteint un certain degré de perfection dans leurs réalisations. Cela nécessite de nombreuses années de formation. À la fin des années 30, le datsan fut détruit, les lamas furent persécutés et emprisonnés. Selon des légendes, des objets religieux, icônes furent cachés par les lamas. La consécration du datsan a eu lieu comme prévu le 7 octobre 2006. Avec l’intervention bénéfique du Khambo lama de la traditionnelle Sangha bouddhiste de Russie - Damba Ayoucheev, toujours le supérieur du Chirétou lama du datsan. Sous la direction du Chirétou lama Bayarjav Radnaev, et avec l’aide des administrations et des habitants des village voisins, le datsan a joué un rôle important dans l’histoire du bouddhisme en Bouriatie. En 2006, le renouveau du datsan débuta. En avril de la même année, le chef bouddhiste de la Sangha traditionnelle de Russie, le XXIVe Khambo lama, Ayoucheev Damba Badmaevtich, bénit le début des travaux de reconstruction du datsan détruit, du « soumè » Sakhioussane (Temple Défenseur des Etudes), du « soumè » Dèmtchog et du grand dougane-Tsogtchène. Le soubourgane Nijnem Boulgaltaé, dédié au Darmaa-Khamba, fut consacré le 27 août 2006. De plus, il n'y a pas si longtemps, la statue du Bouddha Shakyamuni fut également consacrée.
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